LES COMMUNS : UNE AUTRE MANIÈRE DE FAIRE SOCIÉTÉ

22 juillet 2025

Imaginez une ressource qui n’appartient pas à une entreprise privée, ni à l’État, mais à une communauté qui la gère collectivement. Ensemble, avec des droits, des responsabilités, et du soin mutuel.

C’est ça, un commun.

Le concept s’est popularisé grâce à Elinor Ostrom, prix Nobel d’économie en 2009, qui a prouvé que des groupes humains pouvaient gérer durablement des ressources partagées sans passer par le marché ou par l’État. Ses recherches ont mis à mal des décennies d’idéologie dominante, celle qui dit que sans règles extérieures, tout le monde pille tout.

Ostrom a montré qu’on peut s’organiser ensemble pour prendre soin de ce qu’on partage.

Les communs, au Chalutier, ça prend vie comment ?

Le Chalutier est est un réel commun en action :

* Géré collectivement par ses usager·es (occupants, bénévoles, habitant·es)

* Ouvert à des formes multiples d’usages (coworking, artisanat, jardinage, accueil d’événements…)

* Piloté par une gouvernance partagée (avec un Conseil Collégial, des commissions ouvertes,…)

Et surtout : une énergie collective. Le Chalutier n’existe pas pour ses usager·es. Il existe par ses usager·es. C’est ça qui fait toute la diff’ 😉

Pourquoi ça compte aujourd’hui ?

Parce qu’on vit dans un monde où la privatisation est la norme. Tout devient un produit. Tout s’achète. Même la nature. Même la culture. Même le lien.

Les communs, c’est un geste politique. C’est créer des espaces où l’on cultive l’accès plutôt que la propriété, la coopération plutôt que la compétition, le soin plutôt que l’extraction.

C’est aussi une réponse à la crise écologique : gérer collectivement une ressource, c’est apprendre à en prendre soin dans le temps long.

C’est une réponse à l’isolement : les communs recréent du lien, du sens, de l’ancrage. C’est une réponse au repli sur soi : ils ouvrent des lieux où l’on peut faire ensemble, même sans se ressembler.

Et moi là-dedans, je fais quoi ?

Vous pouvez :

* Participer à la gouvernance du lieu, en rejoignant une commission (événementiel, OUB…)

* Prendre soin d’un commun (arroser, réparer, transmettre un savoir)

* Proposer un projet à partager : un atelier, une bibliothèque, un outil à mutualiser…

* Soutenir financièrement ou matériellement le lieu

* Rejoindre notre réflexion sur le rachat citoyen du lieu 

Et surtout, ne pas rester spectateur·rice ou locataire d’un service, mais devenir acteur·rice d’un écosystème vivant !

Faire commun, c’est pas si compliqué 😉

Faire commun, c’est une pratique. Une culture. Un muscle collectif. Ça s’apprend, ça s’invente, ça se rate parfois, mais ça transforme profondément notre manière d’être ensemble ! Rejoignez-nous <3

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